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Paëlla aux langoustines : fêter l’Espagne championne du monde

Paëlla Sergio Herman - ©Magali Ancenay

En ce moment, les langoustines fraîches trônent fièrement sur les étals de mon poissonnier. Au jardin, le safran de mes propres bulbes commence tout juste à pointer ses pistils dorés. Il n’en faut pas davantage pour se lancer dans la préparation d’une paëlla. Et pas n’importe laquelle : la paëlla aux langoustines du chef étoilé Sergio Herman, une référence incontournable de la cuisine de la mer. Généreuse à partager, spectaculaire à servir, cette recette illustre à merveille l’esprit que j’aime transmettre sur ce blog : peu d’ingrédients, mais des produits de qualité, sublimés avec soin.

Paëlla Sergio Herman - ©Magali Ancenay

D’ailleurs, quelle meilleure occasion pour se mettre aux fourneaux que le sacre de l’Espagne, dimanche 19 juillet, lors de la finale de la Coupe du monde 2026 ? En effet, la Roja a battu l’Argentine 1-0 après prolongation, décrochant ainsi sa deuxième étoile mondiale seize ans après celle de 2010. Ainsi, à l’heure de fêter ce nouveau titre, rien ne semble plus approprié que de cuisiner le plat le plus emblématique de la gastronomie espagnole. Ce clin d’œil culinaire tombe donc à pic pour transformer un simple repas en véritable tablée de célébration.

Tout d’abord, cette paëlla mise sur un ingrédient star qui ne pardonne aucune approximation : la langoustine. En effet, sa chair délicate et sucrée demande une cuisson courte et précise, à l’opposé des cuissons longues que l’on réserve parfois aux fruits de mer plus robustes. Ensuite, le riz gorgé de bouillon safrané absorbe toutes les saveurs iodées du plat, tout en développant ce fameux socarrat, cette croûte dorée et craquante qui fait la fierté de tout amateur de paëlla. Enfin, ce plat convivial se partage directement dans son plat de cuisson, posé au centre de la table, pour un moment de partage typiquement méditerranéen.

Sergio Herman, chef néerlandais triplement étoilé à la tête du restaurant Pure C en Zélande, a bâti sa réputation sur une cuisine de la mer précise et sensible, où chaque produit marin est traité avec une attention presque chirurgicale. Ainsi, sa version de la paëlla aux langoustines reflète cette philosophie : des ingrédients peu nombreux, mais choisis avec exigence, et une cuisson qui respecte avant tout le produit.

Enfin, j’avais déjà partagé sur le blog une de ces merveilleuses recettes de pâtes aux petits pois , que vous aviez adoré.

Paëlla Sergio Herman - ©Magali Ancenay

Paëlla aux langoustines du chef étoilé Sergio Herman
Temps de préparation
30 min
Temps de cuisson
35 min
 

Paëlla aux langoustines à la façon de Sergio Herman, pour fêter l'Espagne championne du monde 2026 : ingrédients, temps et astuces.

Type de plat: Plat principal, recette de chef
Cuisine: Méditerranéenne
Portions: 4 personnes
Auteur: Magali
Ingrédients
  • 8 grosses langoustines fraîches
  • 500 g de riz rond bio de Camargue Heriztage
  • 200 g de coques
  • 24 moules
  • 250 g de petits calmars, nettoyés par le poissonnier
  • 1 litre de bouillon de volaille ou de crustacés
  • 300 ml de compote de tomates (voir ma recette)
  • 100 ml de vin blanc
  • 5 gousses d'ail, hachées
  • 2 échalotes hachées
  • 1 c. à café de safran
  • 3 c. à café de paprika en poudre doux
  • 1 c. à café de graines de fenouil
  • 1 gousse d'ail confite
  • 1 citron bio en quartiers
  • 2 c. à soupe de persil en feuilles
  • Huile d'olive
  • Sel et poivre
Préparation
  1. 1. Faites suer les échalotes et l'ail avec de l'huile d'olive dans une poêle à paëlla. Ajoutez le riz, les graines de fenouil, le safran et le paprika en poudre. Salez et poivrez.

    2. Faites cuire doucement jusqu'à ce que le riz devienne translucide. Déglacez au vin blanc et laissez réduire.

    3. Ajoutez la moitié du bouillon de volaille et la compote de tomates.

    4. Laissez tout réduire doucement sur le feu. Ajoutez les moules et les coques. Mouillez avec un peu plus de bouillon.

    5. Quand la paëlla est presque cuite, ajoutez les langoustines.

    6. Faites cuire brièvement les calmars avec l'ail confit dans un peu d'huile d'olive, puis ajoutez-les à la paëlla.

    7. Vérifiez que le riz est bien cuit. Terminez avec les feuilles de persil et les quartiers de citron.

    8. Pour un résultat optimal, la paëlla doit développer une belle croûte dorée au fond de la poêle, le fameux socarrat, tout en gardant un dessus encore lisse et légèrement crémeux.

Notes

Comment réussir la cuisson de cette paëlla aux langoustines ?

Pourquoi ajouter les graines de fenouil et le safran dès le début de la cuisson du riz ? C’est justement ce qui permet aux arômes de bien s’infuser dans chaque grain. En effet, en les faisant revenir avec le riz avant de mouiller au vin blanc, on développe une base parfumée qui structure tout le plat.

Faut-il vraiment attendre que le riz devienne translucide avant de déglacer ? Oui, et c’est un repère précieux. Puisque le riz nacré indique qu’il a bien absorbé la matière grasse et commencé à libérer son amidon, c’est le bon moment pour ajouter le vin blanc, puis le bouillon et la compote de tomates.

Pourquoi ajouter les fruits de mer dans un ordre précis ? Parce que chacun demande un temps de cuisson différent. Ainsi, les moules et les coques rejoignent le riz en premier, le temps de bien s’ouvrir, puis les langoustines arrivent quand la paëlla est presque cuite, et enfin les calmars, saisis à part avec l’ail confit, viennent d’ajouter en toute fin pour rester tendres.

Le riz rond bio de Camargue Heriztage libère progressivement son énergie, grâce à son index glycémique modéré une fois cuit dans le bouillon. En outre, sa capacité à absorber les saveurs sans se déliter en fait le support idéal pour concentrer tous les arômes du plat. Par ailleurs, cultivé en agriculture biologique dans le delta du Rhône, ce riz pousse sans pesticides de synthèse, dans des rizières inondées qui préservent la biodiversité locale.

Merveilleuses Langoustines vivantes - ©Magali Ancenay

La langoustine est particulièrement riche en protéines maigres, tout en restant peu calorique. Par ailleurs, elle apporte du zinc et de la vitamine B12, deux nutriments essentiels au bon fonctionnement du système immunitaire. C’est donc un fruit de mer que l’on peut cuisiner régulièrement sans alourdir les repas.

Les moules et les coques sont particulièrement riches en fer et en vitamine B12, deux nutriments souvent recherchés dans une alimentation équilibrée. En outre, elles apportent des protéines de qualité pour un apport calorique très modéré. C’est donc un duo de coquillages que l’on aurait tort de bouder, d’autant qu’il reste l’un des plus accessibles de nos étals.

Le safran n’est pas qu’une simple épice colorante. En effet, il est reconnu pour ses propriétés antioxydantes, grâce à sa richesse en crocine et en safranal. Utilisé en petite quantité, il suffit pourtant à parfumer et à colorer l’ensemble du plat.

La tomate est riche en lycopène, un antioxydant qui participe à la protection des cellules contre le stress oxydatif. De son côté, le poivron rouge apporte une belle dose de vitamine C, largement supérieure à celle de l’orange à poids égal. Ainsi, ces deux légumes du sofrito enrichissent la recette autant en couleur qu’en nutriments.

Les graines de fenouil sont traditionnellement reconnues pour faciliter la digestion. Par ailleurs, leur parfum légèrement anisé se marie particulièrement bien avec les fruits de mer, apportant une note aromatique subtile dès la cuisson du riz.

Bienfaits et recette de l'ail confit - Magali ANCENAY
Bienfaits et recette de l'ail confit - Magali ANCENAY

L’ail n’est pas qu’un aromate : c’est un véritable allié santé. En effet, grâce à sa richesse en composés soufrés, il offre de puissantes propriétés antioxydantes et soutient naturellement le système immunitaire. Confit doucement dans l’huile d’olive, il développe ici des arômes plus doux, qui viennent enrober les calmars sans jamais dominer leur saveur.

Citronnier Meyer - ©Magali Ancenay

Riche en vitamine C, le citron apporte également des flavonoïdes aux propriétés antioxydantes. Utilisé en zeste comme en jus, il illumine la richesse iodée des langoustines. Chez moi, à Cassis, je cueille mes citrons bio directement dans le jardin de ma maison d’hôtes en bord de mer : leur écorce épaisse, gorgée d’huiles essentielles, apporte un parfum bien plus intense qu’un citron traité.

Paëlla Sergio Herman - ©Magali Ancenay

Peut-on préparer cette paëlla à l’avance ? Il est possible de préparer la compote de tomates et de nettoyer les fruits de mer en amont. En revanche, mieux vaut cuire le riz au dernier moment, car la paëlla se déguste idéalement dès sa sortie du feu, pendant que le socarrat est encore craquant.

Peut-on remplacer les langoustines par un autre crustacé ? Bien sûr. Les gambas ou les grosses crevettes conviennent parfaitement à cette recette, même si elles n’offrent pas tout à fait la même délicatesse de chair que la langoustine.

Quel riz choisir pour réussir cette paëlla ? Un riz rond à grain court reste le meilleur choix, comme le riz bio de Camargue Heriztage utilisé dans cette recette. En effet, ce type de grain absorbe une grande quantité de bouillon sans se déliter, contrairement à un riz long classique.

Quel vin servir avec cette paëlla aux langoustines ? Un vin blanc sec et minéral, comme un Cassis blanc ou un Picpoul de Pinet, accompagne à merveille ce plat iodé et safrané.

Paëlla Sergio Herman - ©Magali Ancenay

Si vous aimez les recettes autour des fruits de mer, retrouvez également sur le blog les sardines marinées à la sicilienne ou encore la rouille pour accompagner une soupe de poissons. Et vous, avez-vous déjà testé votre propre version de la paëlla aux langoustines ? Partagez vos essais en commentaire, et n’hésitez pas à parcourir les autres recettes de saison du blog pour continuer à cuisiner les trésors du jardin et de la mer.

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Evaluation de la recette