Soupe au Pistou bien de chez nous
Fermez les yeux et écoutez les cigales !!! Vous êtes en Provence. Cette cuisine est une cuisine souvenirs, une cuisine d’émotions.
Pour une bonne soupe au pistou il vous faut …..
Les merveilleux légumes que vous trouverez sur les étals du sud de la France. Pourquoi le sud ? Parce que malheureusement dans le nord, je n’ai jamais pu rassembler tous les ingrédients pour la préparer au grand désespoir de ma fille qui vit désormais sur Lille depuis quelques années. Aussi, lorsque je vais la voir, je ne manque pas de tout rapporter dans mes bagages pour la lui préparer et la partager autour d’un bon repas. Voici une belle occasion de faire connaitre notre culture gastronomique aux gens du nord.

Je partage avec vous, notre recette de famille. La cuisine Provençale est une cuisine de souvenirs, une cuisine d'émotions.
- 300 g de Haricots verts plats type écheleur
- 350 g de Haricots verts et jaunes fins
- 300 g de Haricots rouges
- 3 Pommes de terre moyennes
- 3 Belles Tomates
- 2 petites courgettes ou 1 moyenne
- 1 Tête d'ail entière
- 2 Beaux bouquets de Basilic
- 2 L 1/2 d'eau
- 25 cl Huile d'olive
- Parmesan râpé
- Sel et Poivre du Moulin
-
Remplir de moitié une grosse cocotte en fonte d'eau salée, environ 2L1/2. Nettoyez les haricots rouges, versez les dès que l'eau est en ébullition. Faire cuire 10 minutes
Continuez à nettoyer les haricots verts plats, les couper en petits morceaux et les rajouter et poursuivre la cuisson 10 minutes.
Nettoyez également les haricots verts et jaunes fins, couper en petits morceaux les rajouter et poursuivre la cuisson 10 minutes.
Plonger les trois tomates dans une casserole d'eau bouillante pendant trois minutes, les sortir et les plonger aussitôt dans un contenant d'eau glacée. Le choc thermique va faciliter l'épluchage. Une fois la peau débarrassée, couper en petits morceaux et rajouter aux haricots en train de cuire.
Ajouter deux pommes de terre et les courgettes coupées également en petits morceaux, laisser une pomme de terre entière. Vous l'écraserez avec une fourchette à la fin, de façon à épaissir un peu la soupe. Poursuivre la cuisson.
Pendant ce temps, préparer le Pistou :
Dans un Blender ou un mortier pour les puristes, 25 cl d'huile d'olive, les deux bouquets de basilic lavés et équeutés, la tête d'ail entière épluchée, le parmesan râpé, le sel et le poivre du moulin. Mixer jusqu'au obtention d'une pâte.
Arrêter la cuisson de votre soupe.
Verser le Pistou dans la soupe encore chaude, bien mélanger, couvrir et laisser reposer jusqu'au lendemain matin. Rectifiez l'assaisonnement.
Conseils :
Une bonne soupe au pistou se prépare toujours la veille pour être déguster le lendemain. Elle aura tout le temps de prendre les arômes du Pistou durant la nuit de repos au réfrigérateur.
Avec ce mode de cuisson, les légumes resteront fermes. Si vous les préférez plus fondants, il suffira de prolonger la cuisson quelques minutes, le lendemain au moment où vous la réchaufferez.
N’hésitez pas à en préparer d’avantage, car elle supporte très bien la congélation et se déguste aussi bien chaude que froide. Elle se conserve plusieurs jours au réfrigérateur mais chez nous, les gourmets en reprennent et il n’en reste pas très longtemps …..











15 Comments
Michele
C’est à peu près Ce Que je fais…et Si Ce n’est que dans la recette de Famille, nous mettons en milieu de cuisson à peu près, c’est au flair, des coins de jambon de différentes origines du Porc et du petit sale en tranche épaisse…évidemment ce n’est pas régime.
Chaque Famille à son truc…et Ce n’est que du bonheur d’échanger Magali Avec une telle artiste…Merci et Bonne journée aux lectrices et lecteurs
Magali
Bonjour Michèle,
Oui, certaines cuisinières rajoutent un morceau de jambon cru ou pas.D’autre rajoutent des petites pâtes.
Je reconnais que çà apporte certainement plus de goût, mais je la prépare sans viande, ni pâtes car elle est déjà très épaisse.
Je te laisse, je vais en déguster une assiette.
Bises et excellente journée à toi
jos
Magnifiques photos !
Nous serons deux a aller en enfer …pour damnation à la soupe au pistou …
Bisous
Jos
Magali
Tu m’as fait éclater de rire !!!! Cà m’a détendu, à l’heure où il est, je suis encore en train d’écrire mon manuscrit.
Quel magnifique péché la gourmandise, je ne m’en lasserais jamais….et puis tant pis ou nous irons !!!
Je t’embrasse tendrement, très bonne soirée.
Lucie
Bonjour, ça m’a l’air excellent ! Quelle quantité pour les courgettes svp?
Belle journée !
Magali
Bonjour Lucie,
En effet, j’ai oublié la quantité de courgette, je rectifie tout de suite.
Il en faut 1 de belle taille ou 2 petites. Cela suffit !
N’hésitez pas à revenir vers moi pour votre avis sur cette recette, qui est à déguster le lendemain, elle sera bien meilleure.
Je vous souhaite un excellent week-end…..en cuisine.
Doria
Il est vrai que chaque famille à sa version. C’est ce qui fait la richesse de la cuisine. Ta version est alléchante et très parfumée. J’en fais peu à la maison et pourtant j’adore ça. Je vais garder ta recette de côté et la tester, car cela me plait beaucoup.
Bisous, Doria
Magali
Merci ma chère Doria, c’est une soupe à croquer !
Bon week-end 🙂
Caroline
Une soupe au pistou se fait avec du pistou provençal et non du pesto… nuance, la récette de pistou que vous présentez est en réalité du pesto Italien. Jamais de parmesan dans un VRAI pistou Provencal
Magali
Bonjour Caroline,
Merci infiniment pour vos explications.
Ce sont certainement mes origines italiennes, après et comme je le dis dans l’article, chaque familles à sa propre recette.
Au plaisir de vous lire
Caroline
Le pesto se met dans le minestrone, je suis également d’origine italienne mais née et vivant depuis toujours en Provence et une soupe au pistou avec du pesto n’est pas une soupe au pistou. Oui chaque famille a sa recette les ingrédients peuvent différer un peu selon les familles mais dès lors que vous en modifiez l’élément principal qui la caractérise soupe au pistou, ce n’est plus soupe au pistou mais soupe au pesto. C’est ce qui me dérange. Surtout lorsqu’on lit votre titre soupe au pistou bien de chez nous…non, je regrette ce n’est pas ça.
Anne Matie
J’a i toujours fait comme ma grand-mère et entendu dire, y compris par de grands chefs, que l’on ne met jamais le pistou dans la soupe chaude (l’ail pilé ne supporte pas d’être cuit et encore moins congelé ça peut faire « tourner » le soupe) on le sert à part et chacun met ce qu’il veut. A part cette petite différence, pour moi essentielle, j’athere parfaitement à cette recette
Magali
Bonjour Anne Marie et un grand Merci pour votre commentaire.
La cuisine de nos ancêtres est toujours la meilleure, mais j’aimerais que vous essayez au moins une fois, cette version où le pistou est ajouté afin de parfumer cette soupe comme il se doit, la veille de préférence afin que tout les arômes se diffusent parfaitement pour rendre cette soupe inoubliable en saveurs.
Et je vous garantis, que plus jamais vous ne la préparerez différemment.
Pour ce qui est de l’ail pilé, oui il supporte d’être cuit et heureusement car c’est ainsi que la majorité des gourmets le préfère.
Pour ce qui est du fait qu’il puisse faire tourner une soupe, je suis entièrement d’accord à partir du moment où cette dernière n’est pas mise au réfrigérateur, après refroidissement complet.
Sinon, il n’y a aucuns risques. De toute façon, elle si bonne ainsi, que normalement, il ne devrait pas vous en rester 🙂
Au plaisir de vous lire,
Magali
Margoton
Merci pour cette recette! J’adore la soupe au pistou alors je tente régluièrement des variations parce que j’ai grandi entre deux versions de celle-ci: celle de ma grand-mère, installée dans le Lubéron depuis vingt ans et qui tient sa recette d’une voisine décédée et celle de mon père librement inspirée d’un ouvrage sur la cuisine provençale vieux de trente ans. Elles ne se ressembeltn aps vraiment et je fais donc ma version un peu modifiée mais je vais intégrer une partie des éléments que vous y mettez. J’ajoute des pâtes courtes, mais c’est vraiment pour en faire un plat complet qui me tienne au corps, des fois de al carotte (hérésie, je sais, mais il faut bien finir celle qui trâine au fond du frigo quand els chaleurs arrivent) et je mets comme mon père un peu de tomate dans le pistou que je fais au mixer, n’ayant pas la place pour un mortier à Paris. En ce qui concerne la cuisson du pistou, je fais les deux: la moitié dans la soupe et la moitié rajoutée après, comme ça j’ai le meilleur des deux mondes.
Pour les ingrédients introuvables, j’ai dû finir par remplacer les cocos par d’autres haricots (ça c’est vraiment introuvable, même parfois dans le sud) et j’ai découvert chez Picard les haricots beurre et verts extra fins en bio ainsi que les haricots plats déjà coupés, toujours en bio. Certes ce n’est pas aussi bon que des haricots de jardin, mais ça fait très bien ‘laffaire en cas de mal du pays et c’est beaucoup moins cher que les haricots fialndreux qu’on trouve dans le nord (où l’on ignore le haricot plat d’ailleurs, ce que je ne comprendrai jamais tellement c’est bon). Par contre la bonne tomate est compliquée à trouver à moins de al prendre du Sud ou de connaître un féru de tomates ayant un jardin( il est possible de faire d’excellentes tomates en Alsace, donc peut-être à Lille?). J’ai déjà tenté aussi avec des tomates cerises jaunes, en général elles ont pas mal de goût mais la texture n’est pas tout à fait la bonne
Magali
Merci pour ce partage si détaillé ! J’aime beaucoup l’idée de ces deux héritages culinaires qui cohabitent dans une même famille : c’est exactement l’esprit de la soupe au pistou, une recette vivante qui évolue selon les régions, les saisons et les habitudes de chacun.
Je vous rassure, les carottes ne me choquent pas du tout lorsqu’il s’agit d’éviter le gaspillage ! Quant aux pâtes courtes, elles transforment effectivement la soupe en plat complet, ce qui est une pratique assez répandue dans de nombreuses familles provençales.
Votre compromis sur le pistou est particulièrement intéressant : une partie incorporée pendant la cuisson pour parfumer le bouillon et une partie ajoutée au dernier moment pour conserver toute la fraîcheur du basilic. Comme vous le dites, c’est un peu le meilleur des deux mondes.
Je partage également votre constat sur les haricots cocos. Ils deviennent parfois étonnamment difficiles à trouver, même dans le Sud. L’essentiel reste de conserver une belle diversité de haricots, et les solutions que vous avez trouvées permettent de préparer une très honorable soupe au pistou loin de la Provence !
Pour les tomates, c’est souvent l’ingrédient le plus délicat. Une excellente tomate, même simple, fera davantage la différence que beaucoup d’autres raffinements. Les tomates cerises jaunes apportent effectivement du goût, mais elles modifient un peu l’équilibre et la texture traditionnelle de la soupe.
Au final, votre version illustre parfaitement ce que j’aime dans cette recette : chacun y apporte sa touche tout en restant fidèle à son esprit. Merci d’avoir pris le temps de raconter cette belle histoire familiale autour du pistou !
Au plaisir d’échanger à nouveau.
Magali